26.10.2011
Se sentir en mauvaise santé augmente le risque de démence
Une étude Inserm
Alors que l’état de santé perçu est un facteur prédictif avéré de morbidité et de mortalité dans le domaine cardiovasculaire, une étude dirigée par Annick Alpérovitch et Christophe Tzourio (unité Inserm 708) suggère que se sentir en mauvaise santé est également un facteur de risque de survenue de démence. Les auteurs de cette étude publiée dans la revue Neurology estiment que cette question simple pourrait constituer un signal d’alerte pour les médecins généralistes.
En l’absence de tout symptôme évocateur, il est difficile d’identifier les personnes à risque de démence. L’impression d’être en mauvaise santé, indépendamment de l’état de santé réel, pourrait-il être un signal d’alerte, comme pour les maladies cardiovasculaires ?
Pour évaluer la pertinence de cette question et l’isoler d’autres événements qui peuvent favoriser l’apparition d’une démence (dépression, troubles cognitifs, handicap sévère), une équipe de chercheurs de l’Unité Inserm 708 a analysé les données provenant de la cohorte des 3 Cités. Cette cohorte, qui a pour but d’étudier les facteurs de risque des démences, comprend plus de 8 000 personnes âgées de plus de 65 ans issues de la population générale et suivies depuis plus de 10 ans.
Risque accru de démence vasculaire et de maladie d’Alzheimer
Les chercheurs ont demandé aux participants d’évaluer leur état de santé au début de l’étude en 1999-2001, puis les ont suivis en moyenne durant 6 ans pour dépister notamment une démence d’origine vasculaire ou une maladie d’Alzheimer.
Comme attendu, les patients déclarant une mauvaise santé avaient globalement un plus grand risque de mortalité lors du suivi.
Fait nouveau, les personnes déclarant une santé mauvaise ou moyenne avaient un plus grand risque de devenir démentes lors du suivi et notamment un risque 48 % plus élevé de développer une maladie d’Alzheimer. Ce résultat est d’autant plus marqué qu’elles ne se plaignaient pas de troubles de mémoire, n’avaient pas de dépression ou de handicap.
"L’explication la plus vraisemblable de cette observation, explique Annick Alpérovitch, est que se déclarer en mauvaise santé sans raison serait associé à un trouble plus général du comportement se traduisant par un repli et une baisse des interactions sociales et des activités de l’individu. Or ce repli est connu pour être un accélérateur du processus clinique aboutissant à la démence."
Quelle que soit l’explication, soulignent les auteurs, cette découverte a des conséquences pratiques importantes. "Les généralistes devraient s’aider de cette question toute simple pour être alertés d’un risque possible de démence future chez les personnes disant avoir une mauvaise santé, a fortiori si ces personnes n’ont aucun symptôme évocateur de début de démence".
Source : Montlahuc et coll. "Self-rated health and risk of incident dementia : a community-based elderly cohort, the 3C study" Neurology, publication en ligne du 05 octobre 2011
23:13 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Le plan Alzheimer
23:03 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Bientraitance : les pratiques s’améliorent dans les établissements
Une enquête de l'Anesm
Depuis 2008 les établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) doivent s’inscrire dans une démarche d’auto-évaluation de leurs pratiques de bientraitance à partir de questionnaires d'auto-évaluation proposés par l'ANESM (Agence nationale de l'évaluation sociale et médico-social).
L'enquête 2010 a permis la remontée de plus de 5000 réponses questionnaires d'auto-évaluation, soit près de 8 EHPAD sur 10.
Amélioration des pratiques
Les résultats au regard de 2009 montrent
- Un meilleur recueil des attentes de la personne en augmentation de 8 points (51% des Ehpad en 2010 contre 43% en 2009) et de celles de son entourage dans les mêmes proportions.
- Un meilleur recueil des habitudes et centres d’intérêt du résident (70% en 2010 contre 59 % en 2009)
- Une amélioration des procédures de gestion des faits de maltraitance (74% en 2010 contre 60% en 2009)
- une amélioration de l’expression des résidents à travers le conseil de la vie sociale : prise en compte des plaintes et suggestions des résidents et /ou celles de leur entourage (82% en 2010 contre 74% en 2009).
Retrouvez notre "boite à outil des CVS" : Conseils de la vie socialeS - pourquoi ? comment ? réglementations ? expériences ?
22:57 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Ehpad : trop de neuroleptiques sur les résidents des maisons de retraite
La camisole chimique va bon train
Une étude du Pr Yves Rolland du CHU de Toulouse présentée aux journées annuelles de la Société française de gériatrie et de gérontologie (SFGG) qui a eu lieu début octobre à Paris a confirmé l’utilisation massive des psychotropes par les résidents des maisons de retraite touchés par la maladie d'Alzheimer.
Cette étude a été menée avec le concours des médecins coordonnateurs de 300 Ehpad privés (Etablissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes) répartis sur le territoire national. Elle avait pour but d’élucider les liens entre la consommation de psychotropes et les entrées et sorties des résidents en Ehpad.
Ces médecins avaient pour consigne de s’intéresser aux huit derniers résidents entrants ou sortants au cours des trois derniers mois.
Sur la période étudiée, les chercheurs ont pris en compte 2.231 résidents. Ils noté que des échanges importants avaient lieu entre l’hépad et l’hôpital. Deux résidents sur trois ont quitté l’EHPAD pour l’hôpital ou l’hôpital pour un retour en ehpad.
45% de ces résidents étaient diagnostiqués « Alzheimer » et un sur deux recevait un traitement spécifique.
Alors que les prescriptions de psychotropes concernent 70% des résidents, les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer se voyaient prescrire ce type de molécules plus souvent que les autres (76% contre 64,3%)
Cette étude menée en collaboration avec le laboratoire Lundbeck confirme ce que l’on savait déjà à savoir que "la prescription de psychotropes et notamment de neuroleptiques est très élevée en Ehpad, en particulier chez les résidents atteints d'une maladie d'Alzheimer".
Les chercheurs recommandent un programme de formation et d’information sur la filière gériatrique compte tenu des risques de morbidité liés à la prise de neuroleptiques.
YM
mis à jour le 17/10 /2011
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Enfin, de la liberté pour les patients atteints de la maladie d'Alzheimer
premières chaussures équipées d'un GPS arrivent aux Etats Unis
Pour éviter que les patients âgés s'égarent
Les premières chaussures équipées d'un système de géolocalisation vont être mise en vente aux Etats-Unis pour les personnes souffrant de la maladie d'Alzheimer, qui tendent à se perdre facilement, a annoncé son fabricant, la société GTX.
Le premier lot de 3.000 paires a d'ores et déjà été livré au vendeur de chaussures Aetrex, a indiqué GTX, un concepteur de GPS miniatures basé à Los Angeles.
Les ventes doivent commencer ce mois-ci, deux ans après l'annonce du projet. En rayon, le prix sera de 300 dollars. Ce dispositif permet de suivre à distance grâce à un ordinateur les déplacements des personnes souffrant de la maladie d'Alzheimer et de délimiter un périmètre à l'intérieur duquel le malade est autorisé à se déplacer. En cas de dépassement, une alerte se déclenche.
Si d'autres procédés de géolocalisation existent déjà, les fabricants mettent en avant la discrétion du nouveau venu: visuellement, rien ne distingue ces chaussures d'une autre paire, le GPS ayant été incorporé dans le talon. "La paranoïa est l'un des premiers symptômes de la maladie", a expliqué Andrew Carle, professeur à l'université Georges Mason en Virginie (est) et associé au développement du projet.
"Si vous habillez une personne atteinte de la maladie d'Alzheimer avec quelque chose qu'elle ne connaît pas, elle s'en débarrassera. Par exemple, si c'est une montre (équipée d'un GPS), mais pas leur montre, (les malades) l'enlèveront. La seule solution est de dissimuler", a-t-il ajouté.
Ces chaussures pourraient sauver des vies et éviter des incidents coûteux, a-t-il estimé. "C'est particulièrement important dans les premières phases de la maladie où les personnes courent les risques les plus grands. Elles sont le plus souvent chez elles, mais désorientées. Lorsqu'elles sortent faire un tour, elles peuvent se perdre pendant des jours", a dit l'universitaire.
Par ailleurs, une réflexion commence à poindre sur l'aspect ethique des gérontechnologies (technologie versus liberté, intimité, citoyenneté...).
Un colloque proposé par l'EREMA aura ainsi lieu les 2 et 3 décembre à Paris sur le sujet.
Plus de cinq millions d'Américains sont atteints de la maladie d'Alzheimer et cette proportion devrait quadrupler dans les années à venir, selon le Pr Carle.
YM avec AFP
mis à jour le 24/10/2011
15:41 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
le grand âge est à l’abandon ! propositions pour éviter le pire
Nous sommes d'accord avec Joëlle LE GALL pour unir nos efforts dans la recherche d'amélioration dans l'accompagnement de la personne âgée dans notre pays.
Directeur de la Maison de Retraite St Antoine à Desvres (62) depuis 17 ans et las de voir la situation du grand-âge et de ceux qui l'accompagnent se dégrader, je me suis résolu à écrire le vécu de ces personnes et à dénoncer ce qui devient de plus en plus une injustice dans le livre "Le Grand Âge est à l'Abandon". Dans la seconde partie du livre, des pistes de solutions sont autant d'invitations pour le lecteur à en proposer d'autres.
La sortie de ce livre a donné lieu à des passages de presse : Voix du Nord, France Bleue Nord et une émission de radio avec notre secrétaire d'Etat Marie-Anne MONTCHAMP. Tous ces passages en presse sont encore visibles sur le profil Facebook : 'grand age abandonné" où j'invite tous ceux qui pensent qu'il faut aller plus loin quant à l'aide à apporter à nos anciens que ce que daigne nous accorder aujourd'hui le gouvernement en place.
débat entre Marie Anne MONTCHAMP - Marie de HENNEZEL et moi-même le 21 septembre sur radio Notre Dame : http://www.radionotredame.net/emission/lavoixestlibre/201... )
Passage sur France 3 : http://www.facebook.com/photo.php?v=111454848961064
Mon souhait est que ce livre soit pour tous Français une invitation pour qu'un vrai débat soit lancé sur le sujet et non pas un simulacre de débat comme celui lancé par Monsieur SARKOSY entre février et juin 2011.
Peut-être accepteriez-vous de soutenir cette démarche qui trouve déjà un écho national dans la profession mais qu'il faudrait ouvrir largement à toute la population.
Je reste à votre entière disposition pour tous compléments d'information.
Sentiments les meilleurs.
Nicolas MARTINET
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15.10.2011
colloque international
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| 4ème colloque international sur les approches non-médicamenteuses de la maladie d'Alzheimer : Prendre-soin et milieux de vie |
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| Les 3 et 4 novembre 2011 au Palais des Congrès de Versailles | ||
| Bientraitance, autonomie jusqu'au bout de la vie, lieux de vie, lieux d'en-vie
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| Ce colloque entre dans le cadre de journées de formation professionnelle à destination des professionnels de santé des établissements et services sanitaires et médico-sociaux (EHPAD, USLD, Services de soins à domicile, HAD, Equipes mobiles de gériatrie, services à domicile, CLIC) : gériatres, médecins coordonnateurs, directeurs, cadres de santé, psychologues, animateurs, soignants... | ||
SOIREE DEBAT OUVERTE A TOUS LE 3 NOVEMBRE 2011 A 18H Projection du film « Maladie d’Alzheimer, comprendre pour aider au quotidien. Les réponses de l’humanitude » Entrée libre mais inscription obligatoire auprès de charlotte.lozach@agevillage.com |
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Tarif : 290 euros TTC pour les deux journées de formation (déjeuner non compris) Renseignement et inscription : Organisé par IGM France et AgeVillagePro.com |
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AGEVILLAGEPRO.COM : le site des professionnels de gérontologie IGM FRANCE : le site des Instituts Gineste Marescotti |
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12:12 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note




Pour la 4ème édition de ce 

