09.12.2011

Avant le 13 décembre :L'émission de FRANCE 5

Pour ceux qui n’auraient pas vu la vidéo sur les maisons de retraite privées,  qui aborde plus largement toute la difficulté des familles face au reste à charge. On y apprend aussi certaines choses, comme CAP RETRAITE financé par les maisons privées qui ne dirigent que vers celles qui ont payé...
 

http://documentaires.france5.fr/documentaires/enquete-de-sante/la-ruee-vers-l-or-gris

 

Sincèrement

 

Marie-Thérèse Argenson
Secrétaire de la FNAPAEF
 
01 45 34 35 51

06.12.2011

Les familles se mobilisent pour les CVS

Maisons de retraite : les familles se mobilisent pour les conseils de la vie sociale

 

Joelle Le GallAux Assises nationales des personnes âgées de l'Uniopss à Marseille ce 24 novembre, la présidente de la FNAPAEF (fédération des association de personnes âgées et des familles) Joelle Le Gall, était venue présenter les travaux de la fédération sur les Conseil de la vie sociale - CVS mais aussi sur l'accompagnement des familles, des résidents qui devraient être au coude à coude avec les directeurs de maison de retraite (qui recherchent des solutions) et non pas face à face. "Ce qui n'est pas facile" explique Joëlle Le Gall.

La Fnapaef qui a participé à la Boite à outil CVS sur Agevillage.com.
La fédération complète l'information par des propositions : Comment voter le CVS ? Comment le faire vivre, par le biais de commissions ? Comment faire passer les attentes, besoins, difficultés des familles et résidents ?
La Fnapaef espère des financements des départements pour ces formations (Joëlle Le Gall a reçu un avis favorable du CG du Finistère)
Il s'agit d'expliquer ce que c'est qu'un CVS, à quoi il sert, en quoi il est utile pour une famille, les résidents. La FNAPAEF a aussi pour ambition de comprendre le fonctionnement de l'établissement.
Les tensions dans les établissements sont souvent le fait de négociation tendues avec les tutelles (CG, ARS : agence régionale de santé), les pouvoirs publics.

Les directeurs pourront compter sur les familles pour rechercher des aides et des moyens adaptés.

Joëlle Le Gall en images 

 

 

La Fnapaef a elle-aussi besoin d'aides pour son action de lobbying en faveur des personnes âgées en perte d'autonomie
La FNAPAEF fédère 34 associations départementales. Elle lance l'association de soutien "Les amis de la Fnapaef" pour rassembler des personnes médiatiques (artistes, comédiens, chanteurs, auteurs), mais aussi des présidents d'entreprises, des personnes influentes qui auront la possibilité de porter nos attentes auprès du grand public.
A l'instar des parents d'enfants handicapés qui se sont fait entendre, la Fnapaef et ses amis de la Fnapaef propose à tout citoyen de construire l'exigence de qualité pour les personnes en perte d'autonomie, aujourd'hui et demain

 

Joëlle Le Gall en images 
Devenez Amis de la FNAPAEF

 


 

 

* BVE 50 est l'une  des 34 associations de la FNAPAEF.

 

AdV
mis à jour le 05/12/2011

01.12.2011

Edito : inviter le vieillissement dans la prochaine élection présidentielle

 

 

 

Malheureusement, l’actualité nous montre qu’une fois de plus les questions et les enjeux liés au vieillissement sont toujours bien loin d’être considérés comme de réelles priorités par les acteurs politiques de notre pays.

Il y a 5 ans, à l’occasion des dernières élections présidentielles, la rédaction d'Agevillage avec le Collectif "Une société pour tous les âges", s'était mobilisée et avait posé 12 questions aux candidats pour les amener à s’exprimer clairement sur la manière dont ils envisageaient de faire face aux évolutions démographiques que rencontrent la France. Les réponses, diverses, avaient néanmoins montré la nécessité de la création d’un 5e risque dont le financement et l’organisation étaient encore à réfléchir.

A la veille de nouvelles élections, le tableau reste plutôt sombre malgré la succession de rapports ayant montré les enjeux techniques, économiques, démographiques, éthiques, notamment pour accompagner la célèbre maladie d'Alzheimer.

Nous en voulons pour preuve :
- La réforme de l'aide à l'autonomie pour les  citoyens âgés qui a été une nouvelle fois reportée à cause de la crise financière... sans réactions violentes de la part des personnes âgées, des fédérations et des professionnels;
- Les besoins démographiques qui iront croissants mais seraient "sans urgence" selon des rapports d'experts (Charpin) ;
- La peur persistante de notre société face au vieillissement qui ne sait plus quel remède « anti-âge » inventer ;
- La sollicitation croissante des familles pour s'occuper de leurs proches âgés…N’oublions pas que les personnes dites « aidantes familiales » font bien souvent l’expérience de l’épuisement lorsqu’elles ne sont pas et que cet accompagnement se fait trop souvent  au détriment de leur vie sociale, professionnelle et de leur santé;
- Les aides financières ne sont pas équitablement attribuées selon les départements (exsangues ou non). Les établissements et service aux personnes vivent des tensions financières inégalées;
- Une approche déficitaire de la vieillesse mettant davantage l’accent sur la maladie que la préservation de l'autonomie des personnes faisant l’expérience de handicaps ou de troubles cognitifs;
- Les offres de services inégalement réparties. Des indicateurs qualités non généralisés;
- Les personnels fatigués, stressés, mal formés, peu reconnus et en sous-effectif chronique;
- Le Plan Alzheimer 2008-2010, pourtant impulsé et suivi par le président de la République, n'est réalisé qu'à hauteur de  20% regrette France Alzheimer.

En 2012, nous nous mobiliserons à nouveau et interpellerons les candidats à l'élection présidentielle pour ce projet de cohésion sociale.
D'autres angles de vue apparaissent :
-  8 personnes de plus de 80 ans sur 10 vont globalement bien. Il est incroyable et scandaleux que notre pays ne sache pas accompagner dignement ces 2 âgés sur 10 !
- Le secteur de l'aide aux personnes âgées est économiquement, socialement et technologiquement porteur.

-> Il ne s'agira pas d'annoncer des "aides", un nouveau "risque" de manière incantatoire mais traduire ses effets sur le plan financier et dans sa mise en œuvre effective, sur le terrain (évaluation, guichet unique, référent professionnel, filière de prendre soin...).
Des économies substantielles peuvent être réinvesties vers les filières les moins dotées

Ces entrevues seront également l’occasion de leur rappeler que  d’autres angles de questionnement et de communication existent.
Vivre ensemble de 0 à 100 ans", debout jusqu'au bout, en citoyen, même avec une maladie neuro-dégénérative, c'est possible ! Nous nous appliquons à le démontrer chaque semaine sur Agevillage.
Cette perspective ne pourrait-elle pas être un axe de campagne et un objectif de programme  fédérateur et porteur pour un candidat à la plus haute fonction de l'Etat ?

 

 

Annie de Vivie, fondatrice d'Agevillage.com
mis à jour le 31/10/2011

Mieux connaître les aides de la CNAV pour bien vieillir chez soi


 

 

L'action sociale de la Caisse nationale d'Assurance Vieillesse (CNAV) gagne à être connue.
Elle intervient auprès de personnes âgées autonomes mais fragilisées (évaluée en Gir 5 et 6). Son objectif : prévenir la perte d'autonomie (fonctionnelle) et "Bien vivre chez soi le plus longtemps possible" (Nouvelle brochure destinée aux retraités)
.

La CNAV a relancé une campagne de communication destinée à informer les retraités sur son action, dès leur passage à la retraite (brochures).
Son but : mobiliser les capacités des personnes, de leur proche, à bien vieillir.

Pour bénéficier de ces aides vous devez
- être titulaire d'une retraite du régime général à titre principal,
- avoir au moins 55 ans,
- rencontrer des difficultés dans la vie quotidienne,
- vivre à votre domicile (et non en famille d'accueil)
- ne pas être elligible à une aide telle que l'APA : allocation personnalisée à l'autonomie (destinée aux personnes plus fragilisées).
Attention : Dès que le besoin augmente (quand la situation, la maladie, les handicaps s'aggravent)  le bénéficiaire va devoir demander l'APA.

Evaluation à domicile > Plan d'aide personnalisé (PAP)
Les personnes fragilisées qui le souhaitent reçoivent un professionnel validé de la CNAV à leur domicile pour une évaluation donnant suite à un plan d'aide personnalisé (PAP).
Ce plan d'aide personnalisé sera financé en tout ou partie (plafond annuel à 3 000 euros) après accord de la caisse régionale (CARSAT) dont vous trouverez les coordonnées au 39 60 ou sur www.lassuranceretraite.fr.

Parmi les prestations du plan d'aide personnalisés (plafonné à 3 000 €/an) on trouve
- les services d'aide à domicile (notamment après une hospitalisation). Tarif horaire CNAV de l'"aide ménagère à domicile" (+ 1,7% en 2012) : 19,20 euros les jours ouvrables et 21,90 euros les dimanches et jours fériés (En Alsace -Moselle : respectivement 19,40 € et 22, 10€)
- la livraison des courses
- des repas à domicile
- une télé-alarme
- un kit prévention des aides techniques pour sécuriser le logement (barres d'appui, tapis antidérapants, mains courantes, balisages lumineux, réhausseurs d'assises, planches de transferts).
- des accompagnateurs pour sortir (accès aux transports)
- l'aide aux vacances
- un hébergement temporaire de jour ou de nuit
- des ateliers prévention : des conseils pour rester en forme, pratiquer une activité physique régulière, bien s'alimenter, lutter contre la solitude et l'isolement...
...

Les aides à l'habitat
Dans le cadre du programme "Habiter mieux" (logement économe et écologique), avec l'Anah (Agence nationale de l'habitat), au 1er janvier 2012, le plafond de ces aidesà l'habitat CNAV s'élèvera à 3000 €

Retour d'hospitalisation d'au moins 3 mois
Le plafond de l'aide au retour à domicile s'élèvera en 2012 à 1800 €.

Secour exceptionnel : 710 €
Pour faire face à des situation d'urgence relevant de catastrophes naturelles : 1010 € pour une personne seule, 1 610€ pour un couple.

Où s'informer sur ces aides de l'action sociale de la CNAV ?
S'adresser à la mairie, au CCAS (centre communal d'action sociale), aux CLIC (Centre local d'information et de coordination), aux prestataires de services à domicile > voir l'annuaire du grand âge d'Agevillage
L'action sociale de la CNAV gagne à être connue dès le passage à la retraite, dès la préparation, en lien avec les autres régimes MSA (mutualité sociale agricole), indépendants (RSI).

 

En images le point de vue de Albert Lautman, directeur de l'action sociale de la CNAV,
lors de la journée nationale de l'action sociale retraite le 10 novembre à Paris

 


Aide sociale en Hébergement

IGAS - Modalités de mise en œuvre de l’aide sociale à l’hébergement (Mai 2011 - 91 pages) Ouvrir.

 

Malheureusement il m’a été impossible de sélectionner des passages. Vous pouvez déjà lire en page 4 les préconisations en matière d’aide sociale.

 

Je suis surprise de lire en page 12 que le montant moyen  du tarif hébergement des EHPAD à but lucratif est de 52 € pour les places habilitées à l’aide sociale et de 67.18 € pour les autres.... peut-être qu’en Ile de France il y a plus de privés qu’ailleurs. Il est vrai que ce sont des statistiques de 2007.

 

Je suis aussi surprise de lire qu’il y a des établissements publics qui ne sont pas habilités aide sociale à 100 %. En effet lorsque nous avions rencontré le CG 92 pour un établissement public dont la hausse du prix de journée s’élevait à 30 %, à la demande des familles d’un tarif plus élevé pour les nouveaux entrants qui signeront en connaissance de cause, et une augmentation raisonnable pour les résidents en place le CG avait répondu que légalement ce n’était pas possible. “Les établissements publics sont à l’aide sociale à 100 % et en conséquence il ne peut y avoir qu’un seul arrêté du CG sur le prix de journée.”

 

Ci-dessous une décision du Conseil d’Etat relative à l’argent de poche. Décision citée page 20

http://www.conseil-etat.fr/fr/selection-de-decisions-du-c...

 

A noter page 19 que les sommes laissées à la disposition du bénéficiaire ne doivent pas être inférieures à 10 % du minimum vieillesse soit 89.07 depuis le 1er avril 2011

 

Voir aussi le traitement du conjoint resté à domicile qui varie selon les départements. Page 22

 

Page 24 le CG n’a pas la compétence juridique pour décider du montant de l’obligation alimentaire. En cas de désaccord avec les familles, seul le Juge des affaires familiales est compétent. Mais ceci pourrait changer au vu de la recommandation n° 2 page 27.

 

A lire aussi le tableau page 33 sur le montant des revenus à partir desquels un célibataire est soumis à l’obligation alimentaire et page 34 le montant pour les couples.

Sincèrement

Marie-Thérèse Argenson
Secrétaire e la F.N.A.P.A.E.F
 
 
 

Personnes âgées et perte d'autonomie : une double peine pour les femmes

 

Les inégalités de revenus pénalisent les femmes une fois la retraite venue

La délégation aux droits des femmes et à l'égalité des chances entre les hommes et les femmes du Parlement a incité mercredi les futurs candidats à l'élection présidentielle à reconnaître "le rôle primordial que jouent les femmes dans les situations de vieillissement".

"L'écart de rémunération entre les hommes et les femmes pendant la période d'activité peut aller jusqu'à 40%, or cette différence se retrouve dans les pensions au moment de la retraite et lors des périodes de dépendance", a souligné Marie-Jo Zimmermann (UMP), présidente de la délégation.

"La pension moyenne des femmes est de 877 euros, celle des hommes de 1.524 euros et le seuil de pauvreté de 954 euros", a-t-elle rappelé. Or l'accroissement de la précarité des femmes âgées est un facteur d'isolement. Dans un rapport publié mercredi 23 novembre 2011, intitulé "femmes et dépendance: la double peine", la délégation fait une série de recommandations qui seront notamment "remises aux candidats à la présidence de la République". "On ne pourra pas faire l'économie de ce sujet lors de la présidentielle", a estimé Mme Zimmermann.

Le rapport suggère notamment de mener des campagnes de sensibilisation pour informer sur le coût des pertes d'autonomie, de partager en cas de divorce les droits à la retraite du conjoint qui n'a pas interrompu sa carrière pour élever les enfants du couple ou de prévenir les états de dépendance des femmes en proposant systématiquement aux seniors un bilan gratuit de santé.

Il propose encore d'encourager le maintien à domicile par la mise en place des aides à la vie quotidienne dans le logement des personnes âgées, de mieux soutenir les aidants familiaux et d'aménager les congés familiaux existants.

"Ce sont les femmes qui subissent la dépendance et qui gèrent majoritairement la dépendance de leurs proches", a insisté la députée UMP Marianne Dubois, rapporteure de la délégation. "Il n'est pas rare de voir des aidants, qui sont le plus souvent des femmes, s'épuiser à la tâche", a-t-elle ajouté.

« Les jeunes doivent-ils payer la dépendance des personnes âgées ? »

Tribune - Le Monde : « Les jeunes doivent-ils payer la dépendance des personnes âgées ? » Réaction de Sylvain Denis du CNRPA

 

 

Le journal Le Monde a publié le 22 novembre une Tribune "Les jeunes doivent-ils payer la dépendance des personnes âgées ?" par Manuel Plisson, chercheur à l'université Paris Dauphine LEDA-LEGOS, chaires risques et chances de la transition démographique.
Et le 24 novembre un éditorial titrait "
Vieux, privilégiés, égoistes".

Choqué, le vice président du CNRPA (Comité National des Retraités et des Personnes Agées), Sylvain Denis a écrit au directeur du Monde :

"Une fois de plus s'ouvre la guerre des générations en stigmatisant une catégorie de la population.
Vos références bibliographiques, anciennes et tendancieuses, sont choisies à dessein pour cet objectif. A partir d'un sondage, certes intéressant, mais qui ne parle en aucune façon des personnes âgées vous en tirez des conclusions qui vont exactement dans le sens que vous semblez craindre : l'exploitation politique de cette guerre des âges.

- Vieux : la notion d'âge est relative (cf.Bourdelais);

- Privilégiés : oui, nous touchons une retraite pour laquelle nous avons cotisé en travaillant 45 ans plus de 40 heures par semaine, mais peut-on reprocher aux plus anciens la dégradation de l'emploi ?
La France est aussi un des rares pays où les retraités participent au financement de la protection sociale à travers leurs cotisations et la CSG.
Vous pouvez aussi vous reporter aux dernières statistiques rassemblées par le Conseil d'Orientation des Retraites.

- Égoïstes : Les transferts des retraités vers les actifs se chiffrent par milliards (cf. la Cour des Comptes et l'enquête HSBC). Sans les anciens combien d'activités associatives ne pourraient fonctionner ? Etc.

Ne jetez pas de l'huile sur un feu que certains ont intérêt à attiser".

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